

- Description
- Des abeilles et un rayon de miel (estampe)
- Source
- Candace Wheeler · page d’origine
- Licence
- CC0 Domaine public
Modèle de référence : produit BI
Quatorze dimensions, six niveaux, des critères observables : ce que fait et garantit un produit BI.
En bref
- Familles : valeur et usage, données, confiance et exploitation, évolution et livraison.
- Niveau 0 : point de départ ; niveaux 1 à 5 : critères à réunir.
- Un niveau n'est acquis que si tous ses critères le sont.
Le modèle décrit ce que fait et garantit un produit BI (outil ou solution décisionnelle), dans 14 dimensions regroupées en quatre familles. Pour chaque dimension, six niveaux (0 à 5) ; les niveaux 1 à 5 se définissent par des critères observables à réunir (174 au total). Pour situer votre produit, utilisez l'outil d'état des lieux ; pour comprendre le calcul, voir les règles de calcul.
Le niveau 0 n'a pas de critère : c'est le point de départ, une description. Un niveau n'est acquis que lorsque tous ses critères (et ceux des niveaux inférieurs) sont en place. Les critères sont des faits vérifiables, de préférence par une démonstration ou un document, pas par une impression.
Vue d'ensemble#
Chaque cellule est la signature du niveau pour la dimension.
| Dimension | 0 · Artisanal | 1 · Local outillé | 2 · Partagé | 3 · Industrialisé | 4 · Intégré et gouverné | 5 · Autonome |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Utilisation | Tableaux de bord construits à la main dans des fichiers locaux, utilisés par leur seul auteur. | Tableaux de bord locaux (Excel) partagés par fichier ou par courriel. | Publication centralisée : un seul endroit, une seule version, des utilisateurs identifiés. | Parcours défini : rapports de référence, navigation et filtres communs, prise en main accompagnée. | Personnalisation et création encadrées : vues par utilisateur ou par groupe, création et partage par les utilisateurs. | Expérience assistée : le produit propose, alerte et guide sans que l'utilisateur ait à chercher. |
| Intégration | Aucune : les résultats sont recopiés à la main d'un outil à l'autre. | Exports manuels (fichier, copie d'écran) vers d'autres outils. | Exports planifiés et liens de partage. | Interfaces documentées : connecteurs standard, API, authentification unique. | Intégration embarquée dans les outils métier, avec le contexte de l'utilisateur. | Intégration bidirectionnelle et événementielle : le produit déclenche des actions et réagit aux événements. |
| Processus métier | Usage informel : les décisions se prennent ailleurs, sans trace. | Les décisions prises à partir des tableaux de bord sont notées à la main. | Processus décrits : on sait qui décide quoi à partir de quel indicateur. | Workflows simples dans l'outil : seuils, alertes, validations. | Workflows personnalisables par métier, rôle ou groupe. | Processus métier automatisés de bout en bout, avec supervision humaine par exception. |
| Sources et flux de données | Fichiers construits à la main et conservés en local. | Données locales extraites d'un ERP (ou d'un autre système de gestion). | Extraction planifiée vers une source commune. | Flux industrialisés : reprise sur incident, journalisation, volumétrie suivie. | Multi-sources consolidées dans un modèle commun. | Flux continus et contrats de données : le produit s'adapte aux évolutions des sources. |
| Qualité des données | Aucun contrôle : les erreurs se constatent quand elles se voient. | Contrôles visuels manuels par l'auteur. | Règles de contrôle définies et documentées. | Contrôles automatisés et rapports d'anomalies. | Qualité mesurée par dimension, visible des utilisateurs, avec des propriétaires de données. | Corrections automatiques et prévention à la source. |
| Modèle sémantique et indicateurs | Chaque fichier recalcule ses propres indicateurs. | Formules recopiées d'un fichier à l'autre. | Un modèle partagé : tables et relations communes. | Indicateurs définis une seule fois, glossaire publié. | Couche sémantique gouvernée : réutilisable, versionnée, multilingue. | Indicateurs « comme du code » : testés et déployés automatiquement. |
| Documentation et traçabilité | Savoir tacite, détenu par l'auteur. | Notes personnelles. | Documentation unique, sommaire, accessible. | Documentation à jour à chaque version, dictionnaire de données. | Catalogue et traçabilité de bout en bout, glossaire. | Documentation produite automatiquement à partir du modèle, contrôlée à chaque livraison. |
| Accès et habilitations | Le fichier est copié à qui le demande. | Fichiers partagés dans un dossier ou protégés par mot de passe. | Accès authentifié, comptes nominatifs. | Groupes et rôles, droits gérés de façon centralisée. | Sécurité au niveau ligne, périmètres hérités, revue périodique. | Habilitations pilotées par la politique : attribution automatique, droits temporaires, audit continu. |
| Sécurité et conformité | Aucune mesure spécifique : les données vivent sur des postes ou des disques non maîtrisés. | Les données sensibles sont identifiées. | Mesures de base : chiffrement des échanges, sauvegardes, mises à jour. | Sécurité par conception : exigences, revues, tests d'intrusion. | Conformité intégrée aux livraisons : contrôle avant chaque version, accès journalisés. | Contrôles automatisés dans la chaîne de livraison, surveillance continue. |
| Disponibilité et performance | Disponible quand le poste de l'auteur l'est. | Fichiers sur un poste ou un partage, sans garantie. | Serveur partagé, sauvegardes, maintenances annoncées. | Objectifs de disponibilité définis et mesurés, supervision. | Capacité dimensionnée, haute disponibilité, coûts pilotés. | Ajustement automatique : démarrage, arrêt, montée et baisse en charge ; auto-réparation. |
| Support et observabilité | L'auteur dépanne, quand il est disponible. | Les utilisateurs savent qui contacter. | Point d'entrée unique et suivi des demandes. | Processus de support, base de connaissances, incidents classés. | Observabilité : journaux, métriques et télémétrie d'usage exploités. | Détection prédictive : les dérives sont anticipées avant l'incident. |
| Industrialisation et déploiement | Le fichier est modifié sur place puis recopié. | Copie manuelle de nouvelles versions du fichier. | Versions numérotées, déploiement manuel documenté. | Chaîne de construction, environnements séparés, déploiement répétable. | Cycle de vie des versions maîtrisé : plusieurs versions, migrations, livraisons documentées. | Déploiement continu et automatique, avec retour arrière. |
| Tests et corrections | On constate à l'usage. | Vérifications manuelles ponctuelles. | Jeux de test et listes de contrôle. | Tests automatisés de non-régression. | Tests de données, de charge et de sécurité ; recette automatisée de l'interface. | Tests déclenchés à chaque modification, corrections automatiques des anomalies connues. |
| Pilotage projet et roadmap | Les évolutions suivent la demande du moment. | Demandes reçues par courriel ou à l'oral. | Un backlog unique. | Planification et suivi structurés (itérations, jalons). | Roadmap fondée sur les demandes, la maturité du produit et les contraintes ; priorités arbitrées. | Pilotage par la valeur : l'usage et la valeur mesurés alimentent la roadmap. |
Les six niveaux#
| Niveau | Nom | Signature générale |
|---|---|---|
| 0 | Artisanal | Fichiers et tableaux de bord construits à la main, en local, par une seule personne. |
| 1 | Local outillé | Données extraites d'un système de gestion, tableaux de bord locaux, partagés par fichier. |
| 2 | Partagé | Une source commune et une publication centralisée : une seule version pour tous. |
| 3 | Industrialisé | Flux, déploiements, tests, accès et supervision gérés de façon reproductible. |
| 4 | Intégré et gouverné | Multi-sources, personnalisation par groupe, intégration, qualité mesurée, traçabilité, workflows. |
| 5 | Autonome | Déploiement, tests et corrections automatiques ; processus métier automatisés ; le produit anticipe. |
Les quatre familles de dimensions#
Les quatorze dimensions sont réparties en quatre familles, détaillées chacune sur leur page.
Adapter le modèle#
- Retirer une dimension qui ne s'applique pas à votre produit : marquez ses critères « sans objet » dans l'outil.
- Ajouter vos propres critères : le principe est qu'un critère soit un fait observable et cumulatif (il suppose les niveaux inférieurs).
- Changer l'ordre de vos priorités avec les poids de l'outil, sans changer les niveaux.